Mais où ?

Que faire de cet insensé absurde qui file le temps comme le sang dans nos artères ?

Comment faire le grand écart entre la naïveté des choses, le bleu cru du ciel qui menace de s’effondrer et l’humain qui n’en porte que le nom.

Où faire atterrir ce qui reste de vie debout dans les ruines du monde fini ?

Que pourrions-nous encore inventer qui n’en soit pas folie, que pourrions inventer qui ne soit pas réparation, que pourrions nous inventer qui ne soit pas autre chose que le germe possible de la destruction ? Que peut-on encore oser toucher sans le salir ?

A corps ouvert fendu sous le poids des décharges humaines, pleines à craquer de férocité, d’abjection, de mal en pis que toujours on y retourne à la guerre, à la haine, à l’étranger idéalement hideux.

A coeur fendu ouvert au couteau à la plaie infinie, plus longue que le corps ne donne à voir. Il ne suffirait pas ?  Il faudrait tuer le mort pour pouvoir se rengorger d’exister ?

Saturation sidération , images sublimes de catastrophe à la régalade des nantis, vive la mort ; pour que les uns n’aient plus mal parfois on souhaite. Achevez-les, comme les chevaux. Pure folie qui en un éclair foudroie une généalogie devenue idiote : penser l’humanité.

De loin regarder Neverland sous la brûlure du soleil.

Où atterrir dans Neverland ?

Comment écrire encore la douceur de l’automne quand la douleur de l’été envahit l’ici et que jamais de là-bas ne pourra être oublié les morts que nous laissons s’entasser très là-bas . Quand avance la banquise et que bientôt hommes et femmes s’entredéchireront pour une goutte d’eau ?  Quand nos poubelles sont à l’échelle des ogres consuméristes que nous sommes.

Il disait  » je ne sais pas, nous devons ne pas aimer nos enfants, et petits enfants, pour continuer ainsi « .

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Nous sommes  ces « jusqu’ici tout va bien » roulant à tombeau ouvert vers la chute.

Elle ne sera pas notre. Ravis et souriants, nous la léguons à nos enfants. Nous avons donc notre vengeance. Celle qui s’additionne avec les générations. Cela n’a pas suffit de se venger de notre propre naissance en les faisant à leur tour naitre. Il faut aussi que sous couvert de nos baveux baisers, nos regards attendris et gluants, nous nous vengeons de ne pas les voir assez souffrir ?

L’anthropocène à nos enfants pour un spectacle vivant où il s’agira de trouver la meilleur manière de crever ou pas.

Puisque tout est fini tout est possible…

 

 

 

 

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