Derrière les vitrines, encore

Battre la ville comme on bat la campagne, la faire et la défaire, la prendre comme brouillon, la salir  et l’user de nos marches.
L’habiter de nos corps à corps et âmes, de nos regards interdits, de nos allées venues à contre sens. Reprendre le fil rouge tressé de nos pensées, intriquant nos désirs et nos pas.
La renvoyer pour faute de goût, d’espace, de lieu, de temps,
l’assigner à résidence pour un sourire, une parole, un possible,
l’habiter in petto, ex abrupto, sans ménagement.
Lui  rappeler sans cesse qu’elle n’est rien que nous n’ayons construit.

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disparition, s’inscrire encore

Nous étions prêts à embarquer

les poches pleines de nos vingt ans.
Et advienne que pourra.
Tout au bout du rouleau nous avons continué le chemin parmi nos morts ,
semant le blé de nos fureurs éblouies,
creusant, inconscients,  le sillon d’une incertaine absence.
D’un absolu démonté au détour d’une errance,
une parole donnée pour ajourner la fuite.
Tous à persister qu’avancer c’était vivre,
A jp, ce jour.

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Juste une trace

Nulle part de toi perdue
sur les chemins.
Juste une trace,
une présence passée outre.
Revenir sur les pas perdus y retrouver
l’allure de nos pensées sans suite.
Ne vois-tu pas comme à gauche la route  ?

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Peut-être jeter un oeil pour ne plus être vu

Peut-être croire encore que ton nom suffit à.
Peut-être se perdre encore une fois dans les ruelles étroites.
Peut-être espérer te voir sourire  doucement et.
Peut-être marcher pour oublier  la ville.
Small tag, un oeil de camarade imaginaire.
Small tag, un oeil contre la camarde qui guette.
Peut-être croire encore que ta voix suffit à.
Peut-être  remettre au lendemain la course à l’épicerie.
Peut-être désirer te regarder marcher dans les décombres.

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